• Guide pour nos clients

    La première chose en tant que client lorsqu’on désire se faire tatouer ou percer est de ne pas prendre à la légère cet acte. Ca semble peut-être idiot mais se faire percer ou tatouer ce n’est pas comme s’acheter une paire de jeans ou le
    dernier gadget à la mode. Ainsi, si on se concentre sur le seul critère de magasiner le meilleur prix, on risque d’avoir des surprises au bout du compte. On doit être conscient qu’au Québec, à l’heure actuelle, il n’y a aucune législation dans ce domaine et qu’à peu près n’importe qui peut prétendre être tatoueur ou perceur, alors il est extrêmement important de bien choisir le studio et les personnes à qui l’on va confier sa peau et sa santé !!

    Voici donc quelques critères auxquels vous devriez vous intéresser si vous songez à vous faire tatouer ou percer :
    L’état général des lieux, la propreté, l’ambiance du studio, la compétence du personnel à répondre à vos questions, la stérilité du matériel utilisé (le stérilisateur, autoclave ou chemiclave , doit être testé une fois par mois , ainsi demandez à voir les certificats de test de spore qui certifie que l’appareil est efficace), l’hygiène du tatoueur ou du perceur (porte t-il des gants, les aiguilles sont-elles neuves, les instruments qu’il touche sont-ils emballés…) la qualité des bijoux utilisés (il y a diverses qualités d’acier chirurgical par exemple), l’intimité de la pièce où vous serez percé ou tatoué, mais surtout et avant tout demander à voir le portfolio du perceur ou du tatoueur et observer minutieusement la qualité de son travail, dans le cas du tatouage : les lignes sont-elles bien exécutées, les couleurs sont-elles éclatantes, les effets de lumière sont-ils bien disposés et bien exécuté, les dégradés sont-ils constants, les effets 3-D sont-ils réussis… toutes ces questions vous guident pour savoir si vous faites affaire avec quelqu’un de compétent et de talentueux. Un bon tatoueur doit aussi être en mesure de pouvoir vous dessiner un modèle personnalisé (après tout le tatouage est un art!!).

    À SAVOIR

    Méfiez vous du perçage au « gun », c’est une méthode plus brutale que l’aiguille, moins précise, qui déchire la peau ! (L’infection est donc beaucoup plus fréquente). De plus, l’instrument en tant que tel (le gun) n’est pas stérilisé entre deux clients !!!!!

    Côté perçage, l’anesthésie de surface est à éviter car il peut peut-être réduire la douleur (en surface de la peau seulement) lors du perçage (s’il est appliqué correctement et suffisamment longtemps, généralement 1 heure) mais il cause beaucoup plus de douleur, d’enflure et de saignement dans les heures qui suivent. De toute façon, lorsque que le perçage est exécuté par une personne compétente, l’expérience est rapide, pratiquement sans douleur pour la majorité des perçages et il n’y a pas ou très peu de saignement.

    L’application de xylocaïne (et dérivé) sur l’aiguille avant le perçage ne réduit en rien la douleur lorsque celle-ci pénètre car pour être efficace, la xylocaïne doit être utilisé en injection et seul un médecin ou une infirmière peut, selon la loi Canadienne effectuer une injection. Bref, les professionnels du perçage ne préconisent pas l’anesthésie (à l’exception de certains perçages génitaux) car elle comporte plus d’aspects négatifs que positifs pour le client.

  • Le tatau- le grand-père du tattoo

    Avouez que vous vous retournez sur votre chemin lorsque vous croisez quelqu’un qui est tatoué au visage. Allez, dites-le sans honte. On le fait tous, aussi ouvert d’esprit soit-on.

    Bien que de plus en plus répandu et socialement accepté, le tatouage n’en demeure pas moins victime de jugements. Il n’y a pas si longtemps, il était attribué aux motards, prisonniers et autres garnements de ce monde, alors qu’aujourd’hui mamie arbore un gentil dauphin sur la cheville… Comme quoi notre perception de l’art corporel évolue et mute au fil du temps et des civilisations.

    Depuis la nuit des temps, les Polynésiens se marquent le corps d’encre à l’aide de dents de requins ou d’os taillés. Aucun spécialiste ne s’entend sur la véritable époque de l’avènement du tattoo, mais c’est issu des îles paradisiaques polynésiennes que l’on retrouve la souche étymologique du mot tatou : le tatau. Les motifs particuliers et symboliques des tatouages sur le corps permettaient d’exprimer l’identité et la personnalité de l’individu. Ils indiquaient également le rang hiérarchique ou encore la maturité sexuelle. Représentatif de puissance, de pouvoir et de richesse, plus l’homme était tatoué, plus son prestige était grand. En ce sens, on pouvait observer les tataus les plus élaborés sur les guerriers.

    Plus souvent qu’autrement, les tatouages faciaux évoquaient une appartenance tribale. De nos jours, ceux qui ont l’audace de le faire s’entendent sur la douleur intense, presque insupportable des aiguilles dans leur visage. «Ca fait vraiment mal. Surtout autour des yeux», m’assure Rochon, croisé au hasard sur la rue. En ce qui me concerne, je vous assure que pendant notre courte conversation, beaucoup de têtes de se retournées sur le visage de mon nouvel ami.

    Vanessa Coulombe

  • Le tatouage, beaucoup plus qu’une question de tendances

    On se souvient du gars qui s’était fait tatouer le joli minois de Julie Masse sur l’omoplate en 1993. Regrette-t-il, aujourd’hui qu’elle a abandonné sa brillante carrière musicale pour aller faire des bébés à Corey Hart à la Barbade? Malheureusement, l’histoire ne le dit pas. On peut toutefois tirer leçon de ce pauvre y’âble et entreprendre une démarche sensée avant de procéder à l’indélébile acte à un endroit ou à un autre sur son corps. Car comme dirait maman : «c’est pour la vie, hein».

    D’abord, il faut une idée. Mais attention, une bonne. Préférablement.

    Lorsque vous détenez cette idée, que vous y avez songé et que vous êtes certains de ce que vous voulez, vous pouvez enfin passer aux choses sérieuses.

    MAGASINE TON TATOUEUR

    Premièrement, vous aurez besoin d’un tatoueur, ce qui n’est pas une mince affaire. Voilà en fait l’étape cruciale de votre projet. On trouve sur le marché un éventail de tatoueurs de toute sorte, du wannabe au pro. On vous recommande chaudement le second. Faites le tour des endroits qui vous inspirent confiance, prenez le temps de rencontrer votre éventuel artiste, de lui présenter votre projet. Ne soyez pas timide : discutez avec lui, faites lui part de vos interrogations et de vos craintes. Vous lui confirez potentiellement votre corps, du moins une partie. Vous êtes donc dans votre droit légitime. Questionnez-le sur sa méthode de travail. Il évoquera sans doute la stérilisation du matériel, mais sachez qu’un tatoueur propre ne s’en tient pas qu’à ça. Regardez son plan de travail, à vous de faire votre idée. Enfin, parlez-lui de son expérience et surtout, jetez un œil à son portfolio. Ce dernier est grandement révélateur et d’une importance capitale, vous y constaterez son style de prédilection, sa créativité ainsi que la concrétisation de son talent, rien de moins.

    UN TATTOO PAS UN PRIX

    Évidemment, comme la plupart du commun des mortels, vous aurez un budget à respecter. Cependant, l’ultime but de votre démarche n’est pas d’obtenir le meilleur prix, mais bien le meilleur tattoo, n’est-ce pas? Dans cette optique, Pierre-Luc Fillion du Tattoo Shack confie : «Demander le prix d’un tattoo à un tatoueur, c’est un peu comme demander le prix d’un char à un vendeur. Ça dépend du modèle pis du moteur.» Ouin, vu de même… De plus, on se trimbale dans un char que quelques années alors qu’on arbore son tatouage pour le reste de ses jours!

    Vanessa Coulombe